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♦ Do-kan ! | terminé

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AuteurMessage
Kiri no Shinobi

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Ugetsu Hozuki
aru shinobi no monogatari
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Infos de baseMessages : 9
Date d'inscription : 17/04/2017
Fiche RPG
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MessageSujet: ♦ Do-kan ! | terminé Mar 4 Juil - 21:19

Informations

Nom : Hozuki
Prénom : Ugetsu
Surnom : Kaima Démon Océanique (Oinin), Dokan Boum (Epéiste)
Âge : 30 ans
Sexe : Masculin

Village : Kiri
Rang : Ex-chef Oinin, Epéiste de la Brume, Bras droit du Mizukage
Niveau : 170
Clan : Hozuki

Compétences

Talent naturel: Force, Endurance
Affinité élémentaire: Suiton, Katon
Kekkei Genkai : Suika no Jutsu Technique de liquéfaction
Pouvoir spécial: Kuro Suiton, Epéiste (Shibuki), Kuchiyose

Description

Le personnage sur votre avatar: Zaraki Kenpachi de Bleach

Traits physiques majeurs: (couleurs de cheveux, de yeux, taille, poids, etc.)

    • Je suis très souvent vu comme une créature plutôt qu'un homme. Un ogre, ou tout autre géant, qui intimide par sa hauteur impressionnante et sa corpulence monstrueuse. Du haut de mes deux mètres cinq, j'ai la joie de porter un regard imposant sur le monde cruel des shinobis, dans lequel mes cent-soixante kilos de muscles et d'eau me permettent de m'en sortir plutôt pas mal, jusqu'ici. Parmi l'espèce de monstre que sont les Hommes, je me démarque par une touffe noire hirsute, piquante qui arrive au milieu de mon dos à peu près. Je n'en prends pas spécialement soin mais j'y tiens, ne l'ayant jamais coupée depuis l'enfance, elle me rappelle plein de choses. Il ne me reste qu'un petit oeil noir, rempli d'ardeur souvent frisant la furie que l'on évite de croiser en général. Mon sourire rend mon visage mutilé encore plus démoniaque, avec une dentition aiguisée semblable à celle de tous les Epéistes. Une montagne de muscle saillants, mon corps solide n'est pareil à celui d'aucun autre shinobi à ma connaissance.


Signes distinctifs: (tatouages, cicatrices, etc.)

    • Mon corps est exempt de tatouages, mais est porteur d'une multitude de cicatrices toutes porteuses d'histoires épiques et remplies de violence. Borgne, je cache mon oeil droit derrière un cache-oeil noir qui s'accroche à ma tempe du même côté. Et je l'aime bien. Il me donne du style, c'est mystérieux. Et je m'estime encore heureux, car j'ai évité de justesse de perdre l'autre, qui en garde une longue cicatrice verticale traversant le côté gauche de mon visage, depuis le contour de ma crinière à mon menton, en n'épargnant pas ma bouche. Mon buste est bardé à son tour de quelques marques de mes combats nombreux, surtout dans la Fosse... Des traces d'épées par-ci, trois coups de griffes par là, c'était presque un tableau qui se dessinait quand on voyait les formes différentes qu'elles prenaient. Celles-ci, par contre j'ai honte de les montrer, et je les cache sous le grand kimono de sabreur que je porte en permanence. On croise parfois d'autres types le porter, ce fameux kimono, on aime sa légèreté et la noblesse qu'il renvoie. C'est presque comme une tenue plus sacrée que traditionnelle. Entièrement noir, la combinaison recouvre l'ensemble de mon énorme corps en lui laissant encore de liberté de mouvement. Les bords de son col sont blancs, suffisamment écartés pour qu'on entrevoie une petite partie de mon thorax, le relief de ma poitrine gonflée comme un boeuf lui-même boosté au chakra naturel. Pendant que le bas bouffant dissimule mes jambes sculptées et gravées elles aussi, je serre à ma taille une ceinture de tissu blanche, dont le noeud est à l'avant. Elle est récente, je me rappelle encore de cette vieille cordelette violacée ... Contrairement à beaucoup d'autres, j'ai l'honneur d'agrémenter mon kimono d'un haori blanc qui donne un peu de prestige à l'accoutrement normalement guerrier. Dans le dos de ce vêtement est brodé un sigle particulier. " 十一 " Onze, un chiffre qui fait partie de moi depuis le départ même de ma nouvelle vie, il y a vingt-quatre ans de cela. Les bords de mon précieux revêtement est crénelé, décoré par un motif simple mais épuré, un point et une barre verticale répété tout le long. Aux pieds je ne porte pas les sandales standards, c'est qu'elles me déséquilibrent dans mon swing. Je préfère largement les savates waraji, en paille, légères et fines mais solides que je porte avec des chaussettes blanches. J'ai l'impression d'avoir les pieds épousant le sol, mais sans me les salir ! Mon équipement ne passe certainement pas inaperçu, lui non plus. C'est normal quand on a l'honneur de porter une épée recensée parmi les Sept Epées de la Brume. Shibuki, ou l'épée explosive se compose de deux parties distinctes. La lame est montée d'un grand parchemin enroulé contenant une multitude de parchemins explosifs qu'elle distribue sur une petite plateforme de métal à l'avant, au bord tranchant pour sectionner le rouleau utilisé ou frapper. Vers l'intérieur, une autre lame longe le long de l'épée légendaire faisant d'elle une arme à double-tranchant. Et c'est dire, parce que sans un talent hors-normes d'épéiste, on se ferait facilement prendre dans les explosions de cet outil spécial.


Le caractère de votre personnage en quelques phrases:

    La détermination sans failles que je possède depuis mon plus jeune âge est certainement mon trait de caractère le plus marquant, surtout que c'est grâce à ce-dernier que je suis encore en vie à ce jour. Prêt à tout orchestrer pour avancer, même d'un petit pas, vers l'objectif que je m'impose, j'ai une mentalité de gagnant comme on dit, dans la mesure où je n'accepterai jamais l'échec. Le mien, tout du moins. Parce que je sais pertinemment que si j'échoue, je ne peux m'en prendre qu'à moi. C'est presque devenu comme une phobie. Oui, la défaite me fait peur à tel point que, même épuisé de toutes ressources et à court de plans je lutterai d'une manière ou d'une autre pour l'éviter. S'il ne peut l'être, alors je risque fort de perdre mes moyens. Lorsque j'étais plus jeune, cette peur de l'échec était handicapante, puisque je me retrouvais tétanisé face à un obstacle que je ne saurais surmonter seul. Heureusement, j'y ai longuement pensé jusqu'à ce que je ressorte avec l'importante confiance en moi qui fait de moi un homme tout nouveau, remis à neuf. A force de me démener comme un diable pour avoir ce que je veux, quitte à me montrer littéralement monstrueux, j'ai acquis un penchant sadique qui en rebuterait plus d'un. Mon péché mignon ? Le démembrement. Ca doit être un truc de famille, ayant rencontré un garçon du clan qui prétendait adorer voir des corps coupés. Le comble, c'est que mon fétiche aura évolué avec l'âge. Non seulement je suis fasciné par les morceaux d'humains que j'aurais moi-même disloqués, mais dorénavant l'explosion est mon numéro un. Quoi ? Un psychopathe ? Non, non ... Quoi que si, c'est quelques uns de mes défauts dont je suis plutôt fier, quand on vient d'un village où le maximum de luminosité survient quand l'atmosphère de la guerre souffle la brume opaque et permanente, savoir faire preuve de barbarie est limite un pré-requis pour garder un tant soit peu de crédibilité. C'est sûrement parce que j'ai quitté Kiri très tôt, à une époque où le sanguinolent est roi, et qu'à mon retour rien n'avait foncièrement changé. Même si nous étions vus comme des mutants plutôt que des concitoyens, je préférais interpréter cette xénophobie comme une phobie de nos forces & atouts. Heureusement ils ont arrêté de s'en prendre à nous depuis...

    Bon vivant à fort caractère, c'est ce qu'on dit de moi quand on vous décrit, avec hypocrisie, mon doux visage de quand je suis en bonne compagnie. J'aime particulièrement l'humour et ce quel qu'il soit, mon manque de manières sûrement dû à l'absence d'éducation me rend intrépide, le genre à attirer le regard en ville jusqu'à provoquer une bagarre... pour rigoler. Bien sûr, je me sens suffisamment à l'aise pour plaisanter même en situation stressantes,
    comme lors de missions, au travail avec le Mizukage ou en plein combat, avec l'adversaire.
    C'est une petite astuce qui permet à la fois de gérer la pression qu'on ressent, et de déstabiliser son opposant dans le cas d'un combat. Même si je suis d'une loyauté sans failles,
    qui ne rechigne pas aux ordres de mes supérieurs .. ou plutôt de mon seul patron, je ne peux pas m'en vanter comme d'une qualité. Pourquoi ? Tout simplement parce que mon coeur est apparemment trop blanc pour cacher la vérité. Je ne sais pas mentir, et n'y voit aucune utilité. Souvent très direct, je ne me fais pas que des amis en étant aussi franc. Je ne suis pourtant pas au-dessus d'user de coups en douce pendant un affrontement important, car la réussite passe en priorité sur les caprices d'un épéiste avec une éthique. C'est d'ailleurs une bonne chose que je sache réguler mes petits défauts, autrement je n'aurais jamais pu trouver l'amour, ni même l'amitié sincère.
    Les gens que j'aime intimement se comptent sur les doigts d'une main. Mais je voue à ces quelques élus une attention extrême. Quand mon coeur me dicte mon comportement, je peux devenir aussi têtu qu'une mule et impossible à arrêter. Dans le cas de ma famille, je le montre en faisant preuve d'autant de douceur que ma carrure de géant me le permet; j'essaie par exemple de les prendre dans mes bras sans les briser en deux, de plaisanter sans en devenir vexant, et d'autres petits efforts qui montrent l'intérêt que je leur porte.
    Envers le boss, mon attachement se montre par un travail de protection au point. En effet,
    je lui suis plus utile sur le terrain que dans un bureau, alors lorsqu'il s'agit de faire sauter des trucs, ou de liquider des gusses, il sait qu'il peut compter sur moi. Et je lui rends cette confiance impressionnante quand j'agis en tant que garde, dégainant mon sabre au moindre geste brusque à son égard. Etant au courant de sa condition d'hôte, je ne peux qu'être encore plus aux aguets, connaissant les mauvaises intentions que sa grande force attire toujours. Je n'ai jamais été dérangé par ça, d'ailleurs. Selon moi, Yagura m'est semblable.
    Nous avons tous les deux, par le jeu du destin, hérité de forces dépassant la normale. C'est pourquoi je tends à le comprendre, et me savoir en compagnie d'hommes puissants m'est très appréciable.
    Le village, notre patrie... Ce ne sont pas tant ses murs, ni ses maisons qui m'y sont chers.
    Pas même le bel édifice de l'Ombre de l'Eau. La nouvelle harmonie qui y régnait, et ses habitants qui mettaient du coeur pour la maintenir, c'est ça la motivation. Le vrai trésor. Il réside dans la pureté récente de nos familles. Nos enfants n'ont plus à mourir. Tsukimi n'aura pas à tuer ses petits camarades... J'admire l'implication de ma nation dans ce projet de paix civile. Je m'y sens tellement mieux que je ne regrette pas mon départ prématuré, ravi de voir que le village n'avait pas changé, mais le peuple, lui, si.


Histoire

    « Projet Kõcha Thé Noir ... Nidaime Mizukage... ressusciter sa légende ...! »

    Ondulante, trouble mais menaçante, la silhouette que je distinguais à peine à travers la vitre du bocal dans lequel je me trouvais enfermé ne ressemblait en rien à Maman. Ni Papa. Ni qui que ce soit du village. De grosses bulles flottaient près de mon visage, mais je n'avais même pas la force de bouger la tête pour regarder autour de moi. Pas un seul muscle de mon corps ne répondait. Ne serait-ce que mes deux yeux, non pas pour pleurer, mais pour constater que le gamin de six ans que j'étais se faisait déjà malmener. Avec ma ferme intention de devenir le plus grand ninja que l'on ait jamais vu, pour en mettre plein la vue à mon père, et rendre heureuse ma mère, je savais pertinemment que je vivrais un chemin semé d'embûches. Mais, sans déconner, si on m'avait prévenu que les ennuis viendraient aussi tôt ! Pendant des lustres je suis resté là, dans l'incapacité de me mouvoir et d'émettre un son, sans savoir combien de temps il me restait avant qu'ils ne me libèrent enfin. Je ne paniquais pas non plus en ne sentant même pas mon corps flotter. La liquéfaction m'avait été enseignée moins d'un an auparavant et j'y étais déjà accommodé, mais l'impossibilité de redevenir solide m'inquiétait davantage.

    Le niveau de l'eau baissait enfin pendant que je somnolais les yeux ouverts, dans un vacarme machinal, comme si les sirènes du paradis chantaient mon arrivée. Mais j'étais bel et bien en vie. Au fur et à mesure que le liquide dans lequel je baignais se drainait, mon corps reprenait sa forme et je me retrouvais bien vite un genou au sol, épuisé et haletant, trempé de la tête au pied laissant ma chevelure ébène tomber mollement sur mon front. Le tube en verre grinçait, et une porte s'y ouvrait en crachant des bouffées de fumée blanche. Hésitant, je posais un pied dehors. Puis l'autre, en m'aidant des deux mains sur les parois en verre froid pour enfin sentir un air un peu moins humide. Sinistre, mais moins humide. Reprenant petit à petit contrôle de mes mouvements engourdis, je m'étirais le cou soucieux d'en retirer une migraine. Dans le geste, je constatais que je n'étais pas seul et que plusieurs autres jeunes débarquaient d'autres capsules semblables à la mienne. Et je les connaissais, enfin pour la plupart. Ils sont tous du clan, et forment avec moi une génération récente de Hozuki.

    « Mes enfants, bienvenue à Ashiwa. s'exclamait une jeune femme en blouse blanche, attirant notre attention à tous avec sa voix autoritaire mais mélodieuse. Sa chevelure violette et sa paire de lunettes lui donnait un air si sage. Pourtant elle cachait de noirs desseins qu'elle expliquait en partie en reprenant. Si vous êtes là, c'est que vous êtes de petits veinards. A Ashiwa, nous proposons aux jeunes les plus prometteurs une formation de qualité supérieure pour former l'élite ninja. C'est, si vous voulez, l'école des génies... qu'elle disait en ricanant discrètement.
    - Qu.. Quoi ?! Et si on veut pas y être, à votre école ?! s'écriait un garçon du groupe de jeunes, visiblement déterminé à rentrer chez lui.
    - Eh bien, la porte est grande ouverte. Libre à vous de nous quitter. Mais.. on ne vous raccompagne pas. répondait-elle avec un sourire narquois de plus en plus visible, comme si la douce devenait hystérique.
    - Et comment que j'y vais ! »

    Sur ces mots, le garçon prenait ses jambes à son cou. A toute vitesse vers la porte désignée par Mademoiselle, il fut néanmoins désagréablement surpris de servir d'exemple. Deux puissants serpents de foudre s'abattaient sur lui, le mordant de leurs crocs foudroyants. En regardant l'électricité se propager dans tout son corps aqueux, je compatissais à sa douleur que je ne connais que trop bien. Il avait vraiment l'air d'en souffrir, mais personne n'avait le courage de bouger pour empêcher ça. Personne, pas même moi. A ce moment, en regardant les yeux de notre camarade virer au blanc en agonisant, je me suis senti d'une impuissance inexplicable. Ecoeurante. Pas question de devenir ninja après ça..!
    Mais son corps fumant tombant lourdement au sol nous sortait tous de notre transe émotionnelle, nous ramenant à la réalité. Une réalité qui se faisait de plus en plus menaçante. Terminant sa petite démonstration de "qui commande ici", elle reprenait son briefing.

    « Bien. Si personne d'autre n'a envie de quitter les lieux. Ici, vous êtes destinés à devenir des soldats d'élite. Ce ne sera pas facile tous les jours. Mais répondez à nos attentes et vous en ressortirez changés à jamais, et serez définitivement prêts à servir vos idéaux... Elle s'arrêtait quelques secondes pour jeter un oeil confiant sur toutes les têtes apeurées. Si vous vous tenez encore devant moi... Bienvenue au Projet Thé Noir. Un programme visant à redorer le blason de votre clan en ramenant à la vie les facultés particulières et incommensurables du Second Mizukage, Gengetsu Hozuki. Je vais maintenant vous demander, s'il vous plaît, de former une belle ligne toute droite, pour procéder au recensement des candidats. »

    Des chuchotements s'élevaient dans la pièce si grande que même ces murmures résonnaient. Après quelques instants d'hésitation, de confusion et de questionnement, nous nous sommes enfin exécutés. En rang, l'un derrière l'autre, nous avancions tour à tour vers ce qui devenait notre nouvelle vie. Bien que je voyais l'angoisse sur le visage de mes compagnons, le mien était relativement calme. Et ce depuis qu'elle avait mentionné les enjeux de ce projet. S'ils étaient capables de me donner la force de ne jamais laisser se reproduire un acte aussi horrible que celui qui venait de prendre la vie de notre ami, je ne cracherais pas dessus. Ils sont d'ailleurs peu prudents pour le coup. Qui dit que nous ne nous rebellerons pas une fois cette puissance atteinte, au moins pour venger sa mort ? Il ne m'était pas proche, mais l'était sûrement à quelqu'un d'autre ici. Je faisais à chaque fois un pas qui me confortait dans mon choix. Et lorsque ce fut enfin à mon tour, et qu'ils m'attribuèrent le numéro onze bien que j'ai précisé m'appeler Ugetsu, je me suis finalement complètement résolu à accepter cette offre du destin. Ca ne pouvait être que ça, pour moi, si l'un des miens est mort devant moi sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, et qu'on me propose ensuite le pouvoir, ça ne peut être qu'une perche tendue vers mon plus grand rêve.
    Pendant cinq années, je me donnais à fond pendant chacun des exercices aussi éprouvants les uns que les autres. Des tests physiques nous tenaient au courant de nos progrès, et c'était bientôt une petite compétition infantile qui s'installait entre nous. De bonne camaraderie, les jeunes qui restaient prenaient presque plaisir à suer, parfois saigner, perdant connaissance quand leurs limites étaient atteintes. Je me suis appliqué pour être le meilleur, et à maintes reprises je n'ai pu être que le deuxième. Mais le premier était plus âgé que moi de deux ans, j'étais ainsi la meilleure recrue de jeune âge.
    A onze ans, j'étais considéré comme "Prêt" par les scientifiques chargés de nous optimiser pour le test final. Mon talent peut-être trop hâtif causait des débats entre eux, certains étaient contre le fait de soumettre un candidat aussi jeune, de peur de gaspiller un de leurs sujets, mais les autres avaient foi en moi, et voyaient la détermination qui s'était emparée de mon corps depuis le jour-même où nous nous sommes "officiellement" enrôlés.
    De retour dans un tube cristallin de taille humaine, j'étais cette fois bien conscient de ce qu'il m'arrivait. Les bras le long du corps et immobile, j'étais concentré comme je ne l'avais jamais été, prêt à endurer leur fameux projet Thé Noir. Le même liquide qui m'avait accueilli ici des années auparavant se déversait dans mon bocal, remplissant graduellement son aire. Aussitôt que le niveau eut atteint mes genoux, mes jambes s'amollissaient et finissaient par se liquéfier de force, flottant, homogène dans le liquide très similaire à de l'eau. Lorsque je fus totalement submergé, c'était à nouveau l'incapacité de bouger qui me rappelait celui que j'étais quand je suis arrivé. Quelques minutes se sont écoulées et nous marinions dans ce liquide spécial, mais j'aurais préféré y rester. Quand une lueur rouge se mit à clignoter dans le laboratoire, je compris que c'était le moment tant attendu. Un liquide noir, à l'allure opaque et lourde s'incrustait dans toute la capsule. Il s'infiltrait même dans les cellules liquides de mon corps, et me causait une douleur infernale. J'aurais voulu crier d'agonie et me débattre, mais aucun mouvement ne parvenait à sortir. Ils nous ont ensuite laissé dans cette mélasse obscure pendant une poignée de minutes durant lesquelles je croyais succomber. Quand j'entendais le bruit d'ouverture de la porte, j'étais plus qu'impatient de sortir de là, et tombait au sol, me débattant dans une flaque d'eau noire. Les autres en avaient fait de même, et nous étions comme des poissons frétillants après avoir été sortis de l'eau. Cinq d'entre eux nous firent prendre conscience des vrais risques de ce programme. Presque simultanément, ils dépérissaient à vue d'oeil, comme s'ils se liquéfiaient mais que cette substance noire remplaçait leur existence jusqu'à s'évanouir complètement dans une mare de rien du tout. Ils étaient.. morts ? Il allait m'arriver la même chose ? A cet instant, ma volonté flanchait mais que brièvement, parce que je parvenais enfin à m'habituer à la douleur pour me relever. Les cinq autres survivants en faisaient de même mais avec des comportements distincts pour deux d'entre eux. Comme perdus, ils regardaient leurs mains noircies et leurs alentours, paniqués, et tentaient aussitôt de s'échapper en vain. Ils ont été attrapés et amenés ailleurs. Ils ne sont pas morts, je sais que nos geôliers n'ont aucun scrupule à tuer devant nos yeux, ils ne les auraient pas déplacés pour ça. Parmi la poignée de candidats restants, les trois derniers perdaient leur structure quelques heures plus tard pendant que nous nous reposions de toutes ces sensations fortes, faisant de moi le seul cobaye viable.

    « Super. Le boss veut que tu ailles t'entraîner dans la fosse, mon grand. C'est pour toi que les portes vont s'ouvrir, finalement. » déclarait la Demoiselle qui veillait sur nous depuis le début des opérations.

    Elle m'accompagnait dans de longs couloirs sombres, faiblement éclairés par des bougies placées tout le long. Nous arrivions devant une grande porte en métaux lourds. Sa serrure imposante semblait m'indiquer que derrière elle étaient enfermés des choses plus effrayantes que tout ce que j'avais pu rencontrer jusqu'à présent.
    Elle l'a déverrouillée tout juste assez longtemps pour m'y pousser, et refermer derrière moi aussitôt. C'est aussi dangereux que ça ? Je remarquais moi-même que leur Fosse n'avait rien de drôle. Un très grand nombre d'hommes tous plus étranges les uns que les autres semblaient se battre ou s'entrainer, mais personne ne flemmardait. Un regard perçant me fit sentir mal à l'aise au loin, mais avant que je ne puisse commencer à approcher le curieux individu, il disparaissait et reparaissait en un clin d'oeil près de moi, les bras croisés et avec le même regard qu'il avait plus loin. Il est très rapide. D'instinct, je me préparais à me liquéfier en cas d'attaque, mais rien. Il s'adressait à moi d'une voix rauque :

    « Content de voir que tu aies encore des neurones après tout ce que t'as encaissé, gamin. J'ai rarement vu de gosse dans la Fosse, mais si t'es là c'est que Maître Orochimaru t'aime bien. Tu vas devenir fort. Oy, au faite, je suis Aniroshin, c'est moi qui vais m'occuper d'ton cas. »

    Suivant ses paroles avec un peu de difficulté car j'étais encore sonné par l'expérience finale, j'ai dévisagé Aniroshin pour être sûr de me rappeler de lui. Il avait l'air plutôt jeune mais ses yeux indiquaient une prestance impressionnante. L'épée qu'il tenait à la ceinture attirait particulièrement mon attention. Longue et fine, sa lame noire était comme aucune autre que j'avais pu voir, et j'en étais déjà un fin amateur. Je me suis coltiné les leçons, les conseils, et les punitions sévères d'Aniroshin pendant au moins cinq années avant qu'il n'évoque enfin mes progrès à seize ans. Equivalent à celui d'un Jonin selon-lui, j'ai appris grâce à lui à maitrîser mon corps et ses nouvelles propriétés, il me prêtait même parfois son sabre pour que je reprenne goût au Kenjutsu. Epée à la main, je pouvais tenir tête à tous les autres combattants de la Fosse sans forcer. Ils ne m'aimaient pas, par jalousie, sûrement parce qu'un adolescent qui les éclipse aussi vite c'est difficile à avaler. Mais j'ai pu régler les comptes lors de ma nouvelle évaluation. Cette fois-ci, se déroulant au coeur de l'arène de la Fosse libérée pour l'évènement, tous les participants se sont affrontés dans une énorme mêlée générale de bêtes de foire. Quelques uns d'entre eux s'y sont pris intelligemment, préférant s'allier et profiter du nombre pour survivre tandis que d'autres se maintenaient par leur seule puissance. J'étais de ceux-là. Un à un, ceux qui croisaient ma route étaient étouffés par le liquide noir que je sécrétais désormais. Avec aisance et profitant de l'invulnérabilité que mon clan m'offre face aux armes, je désarmais un combattant de son sabre pour assurer un spectacle complet. Dès que ce katana s'est retrouvé dans mes mains, c'est comme si ma pleine puissance pouvait être déchaînée. Virevoltant et tranchant à tout va, je tâchais mon buste dénudé de sang de tous les groupes. Après avoir eu du fil à retordre quand il restait une dizaine de vraies menaces, levais le poing en l'air, tenant limite debout sur mes deux jambes tremblotantes de fatigue. Le dernier debout, j'ai accédé à un tout autre niveau d'accréditation dans ce complexe beaucoup plus mystérieux que je le pensais déjà.
    Destiné à faire la rencontre du grand manitou de ces lieux, l'on m'a amené dans une chambre où je pouvais me reposer un peu, avec des vêtements propres mais particuliers. Ce n'étaient plus les friperies de prisonniers que je portais jusqu'à présent. Soyeux, agréablement parfumés, propres et étonnamment confortable, la tenue que l'on m'a fournie semblait être réservée aux invités importants. Une corde violette posée près des vêtements me servait maintenant de ceinture après que les serviteurs eut suffisamment galérer à l'amarrer solidement, créant une boucle imposante dans mon dos que je sentais peser. Mais je me plaisais là-dedans. Je jetais un oeil curieux et intrigué dans le seul miroir de la chambrette, remarquant le symbole du Yin-Yang ornant l'avant de ma tunique. Un bruit de porte, et une lumière fébrile envahissait le noir de la pièce accompagnant une voix d'homme me demandant de le suivre. Il était lui aussi assez jeune, mais sa démarche assurée pointait qu'il est un habitué, ici. Il m'a parlé de notre hôte généreux, maître Orochimaru, un être mystique dont on m'avait conté quelques caractéristiques impressionnantes.
    Une fois arrivés dans une pièce plus spacieuse, toujours arrangée comme une pièce de laboratoire, avec des câbles multiples jonchant le sol, des tubes à essais, des fioles et des chalumeaux dans tous les coins... Il devait être un grand amateur de progrès, cet Orochimaru, pour avoir dédié tout son établissement aussi vaste soit-il à la science. Il se trouvait d'ailleurs debout, face à un énorme bocal semblable à celui dans lequel j'étais enfermé le plus clair de mon temps.

    « Je peux enfin voir ton visage, Ugetsu... soufflait-il, sans même se retourner. Tu es un garçon rempli de potentiel.. d'abord Thé Noir, ensuite la Fosse.. Tu as survécu à des épreuves qu'un garçon de ton âge ne pourrait même pas voir en peinture... Félicitations. Il se retournait enfin, me laissant voir un large sourire qui n'avait rien d'amical. Ses yeux de reptile ne m'inspiraient rien de bon. Mais j'étais incapable de faire demi-tour. N'aie pas peur, tu as un bel avenir devant toi. Et voici la première mission qui lancera ta carrière. »

    Après n'avoir prêté qu'un bref attention à moi, parcourant surtout mon visage sûrement parce qu'il y décelait le courage d'un homme dans les yeux d'un enfant. En retournant à ses activités, il m'avait balancé un parchemin fermé par une fine corde. Je l'ai rattrapé en vol de la main droite, et ai passé trente secondes à le regarder, comme si j'attendais d'autres instructions. Mais en vérité, j'étais resté sur ma faim. Alors, c'est tout ? Une dizaine d'années de souffrance, pour qu'il me remette plus de travail ? Le jeune homme qui m'avait accompagné me tapotait l'épaule pour me faire signe de disposer. Tout au long du couloir, je regardais ce même rouleau sans avoir changé la confusion sur mon faciès. Alors que je me posais sur le lit, de retour dans ma nouvelle chambre, l'homme restait au seuil de la porte.

    « Ah, t'en fais pas va. Je sais ce que tu te dis. Mais je t'assure qu'il porte beaucoup.. d'intérêt pour toi. Et ça se voit, auquel cas tu ne serais pas envie, hé hé. Prends connaissance de ta mission et repose-toi. Demain, tu pars. »

    Il avait fermé la porte au fur et à mesure de ses paroles jusqu'à me plonger dans l'obscurité. J'étais illuminé par une seule bougie, posée sur la table de chevet près de mon lit. Après avoir pris une grande inspiration, je défaisais la cordelette pour ouvrir le rouleau et découvrir la requête, avec peu de stupeur mais plus de décision. Il s'agissait d'une mission à plusieurs objectifs. Infiltration - larcin - assassinat. * Cet Orochimaru... est rusé..* J'y pensais, parce que j'étais l'individu adéquat pour mener à bien cette tâche. J'en venais à penser qu'il avait orchestré tout ça pour que je puisse lui servir d'homme de main. Cette idée me déplaisait, mais en songeant à la puissance qu'il m'avait permis d'atteindre, j'avais naturellement soif d'estimation. Il fallait que je vois moi-même, en situation réelle, l'étendue de notre travail.
    Le lendemain, à l'aube on vint me tirer du sommeil. Je n'ai même pas eu à paqueter mes affaires, puisque je n'en avais pas. Mais juste avant de quitter le complexe, Aniroshin est venu me trouver pour m'offrir un cadeau qui m'allait droit au coeur. Son sabre noir, avec lequel il s'était fait une place dans la Fosse, il me le léguait en prétextant ne plus en avoir besoin. Je partais confiant, ayant vu ce dont j'étais capable avec une arme en main.
    La mission marquait le début de ma collaboration étroite avec Orochimaru. D'abord perplexe quant à tout ça, le goût de la violence suivi par celui du succès me confortait à chacune de mes quêtes menées à bien. C'était devenu presque une habitude pour le Serpent Blanc de m'envoyer récupérer - ou plutôt dérober - un objet ou des notes, dont je ne voyais pas personnellement l'utilité, je n'étais que son émissaire démoniaque. Après deux ans, cette situation ne me dérangeait même plus. Et je prenais un malin plaisir à répandre la mort sous les ordres du Sannin. Jusqu'à ce qu'à la fin de la troisième année, il veuille me voir pour enfin me donner de vrais choix. Autour d'une solution alchimique encore chaude, nous discutions de tout ça avec beaucoup plus de familiarité qu'il y a trois ans.

    « Quel est ton but dans la vie, Ugetsu ? me demandait-il sans jamais poser les yeux sur moi
    - J'en sais rien. Je vis ici et je vous sers depuis presque toujours. Quel but je devrais avoir, Maître Orochimaru ?
    - C'est une question à laquelle tu es le seul à pouvoir répondre... Cherche au plus profond de toi. Je vais reformuler ma question. Qu'est-ce que tu veux faire, Ugetsu ? il levait pour la première fois les yeux sur ma personne, comme s'il considérait enfin mon existence. Je le regardais droit dans les yeux après avoir réfléchi un moment.
    - Je veux revoir les miens.
    - Les.. tiens ? Oh, je vois.. Tu veux retourner à Kiri ? il ricanait calmement. Alors, soit. Libre à toi de partir, mon garçon. Je t'ai donné tout ce que j'avais à te donner, ton corps, ta force... Je comprendrai si tu préfères poursuivre ta formation ailleurs maintenant. Il souriait mais son visage pâle ne m'avait jamais paru foncièrement amical.
    - Oui, mais je veux surtout voir du monde. J'en ai marre de rester cloîtré ici. Je pourrais passer vous voir de temps à autre ...
    - Non. Une fois parti, tu ne pourras plus revenir. Mais si tu y tiens, tu pourrais continuer à me rendre.. service ?
    - Je vous écoute, Maître. lui répondis-je, content que l'on trouve un terrain d'entente. Je ne cache pas que j'étais gêné de quitter comme un ingrat celui qui m'a élevé et permis de devenir celui que j'étais.
    - Une fois là-bas, je voudrais que tu gardes un oeil sur quelqu'un pour moi. Il est porteur d'un grand pouvoir, et je serais susceptible de vouloir.. travailler avec lui, plus tard. Pour l'instant je veux juste que tu me renseignes sur lui, son comportement, et si tu en as l'occasion, sur ses capacités.
    - Si ce n'est que ça ... qui est notre homme ?
    - Le Mizukage. Yagura.
    - Le Mi.. zukage ? questionnai-je, troublé. Je sais qui est Yagura, nous avons eu le temps de le connaître avant d'être amenés ici. Mais pourquoi est-ce qu'il voudrait maintenant travailler avec lui ? Je croyais que j'étais déjà le résultat de son travail sur un précédent Mizukage ? Est-ce qu'il compte en faire d'autres comme moi, il cherche donc un remplaçant ? Il est puissant, c'est vrai, mais comment est-ce que je pourrais l'approcher ?
    - Libre à toi d'en décider. J'ai confiance en toi, tu sauras te débrouiller. Maintenant, pars. Mais, s'il te plaît, ne parle jamais de notre entreprise... »

    Hochant la tête en acquiescement, aussi pour lui dire un merci que je n'osais pas prononcer, je m'éloignais de lui en appréhendant mon retour chez moi. Mon vrai chez moi, auprès de ma famille.
    J'avais dix-huit ans quand j'ai quitté le complexe en faisant des adieux difficiles à tous ceux qui devaient rester ici, et dix-neuf quand j'ai enfin atteint les portes de mon village natal. Ils m'ont fait passé une batterie de test pour m'évaluer, et acceptèrent de me donner la veste de Chuunin soufflés par mes compétences déjà avancées. J'ai passé quelques années en tant que ninja moyen, remplissant avec brio les missions de rang B que je jugeais beaucoup trop facile, surtout en groupe. Mais je continuais, parce qu'un sentiment nouveau faisait irruption dans ma vie mouvementée. Akiko Kaguya, une demoiselle au fort caractère et aux talents meurtriers faisait équipe avec moi lors d'une requête et ce fut le départ de notre relation. Aux premiers abords, nous semblions incompatibles parce que notre ardeur au travail nous rendait très compétitif, presque rivaux. Mais bien vite, nous nous sommes aperçus que notre passion pour le combat était ce qui faisait de nous une paire d'élite. Malgré la dureté de ses paroles, la douceur de son visage et de ses yeux illuminait la féminité de la guerrière. De plus, elle admirait mes forces, ce qui me flattait compte tenu de ses propres capacités. Pendant longtemps, nous avons joué à ce petit jeu du chat et de la souris, pendant lequel l'un comme l'autre nous nous faisions des avances camouflées par du sarcasme, comme si nous avions la même personnalité dans deux corps différents. Mais plus je passais de temps avec elle, plus je sentais mon coeur épris de pincements quand je flairais son parfum. Akiko était une Kaguya, et moi un Hozuki. Nos deux noms étaient autrefois bafoués et méprisés par les villageois, mais quand lors de nos vingt-trois ans nous avons tous deux été promus Jonin et décidé de continuer à travailler en duo, nos clans étaient acclamés comme faisant partie des meilleures dynasties de la Brume. Une symbiose amoureuse s'installait dans notre petite équipe de deux. Elle et moi n'avions même plus à communiquer lors des missions pour être synchrones, et nous nous sommes rapidement faits un nom dans le domaine de la capture et de l'éradication. Le village conscient de nos atouts nous attitrait dès qu'une besogne incluant un bâtissement à nettoyer ou des documents à récupérer paraissait au tableau. En un an nous avons pris une habitude plutôt romantique mais sanguinaire de signer notre passage. Pendant que ma chère barbare tenait occupait une grande portion des troupes à l'extérieur, je me faufilais à l'intérieur pour liquider ceux qui restaient et poser la main sur l'objectif à rapporter. Ensuite, j'incendiais totalement le camp pendant que les cadavres s'empilaient en cercle tout autour. Ca n'en avait pas l'air comme ça, mais le bâtiment en flammes au milieu d'un rond morbide symbolisait notre amour ardent et la Lune, à laquelle nous étions tous les deux liés par nos noms, scellés par la passion violente qui animait nos corps et renforçait nos liens. Un couple plutôt sanguinaire comprendrait notre vision de la chose, mais jusqu'à preuve du contraire, à part "Ugetsu & Akiko sont passés par là", l'on n'y voyait que peu de sens.
    A force d'amour, Dame Kaguya fut enfantée - bien qu'elle refusait de renoncer à son titre de kunoichi - et donnait naissance à Tsukimi alors que nous étions âgés de vingt-cinq ans. Moins ralenti par cet heureux évènement que ma femme, je diversifiais mes talents dans l'optique de continuer à exploiter mon amour pour le meurtre. Je suis parti une année entière pendant laquelle je peaufinais mes techniques et appris le Kuchiyose, un nouvel atout non-négligeable pour la suite de ma carrière. En revenant à Kiri, Yagura m'intégrait à l'Oinin sur ma demande express. Il n'y voyait aucun inconvénient autre que je serais forcé de ne plus voir ma famille aussi souvent que je le voudrais. Pendant deux premières années je m'habituais et me faisais une place au sein du groupe de chasseurs de criminels, pendant que durant deux autres années je commandais cette fois ma propre unité, prouvant à la fois courage, force et sagesse de la part de cet ogre assoiffé de sang que voyaient mes compagnons. Notre équipe fut d'ailleurs l'une des quatre envoyées pour récupérer un trésor de Kiri aussitôt que ce dernier fut localisé.

    Shibuki, l'épée explosive et l'une des Sept Epées légendaires de Kiri avait été repérée, pas loin d'ici, quelque part dans les îles entourant le village, utilisée par les mains d'un pirate, à ce que l'on nous a dit. Sous le commandement de Kaima, mon pseudonyme en tant qu'Oinin, le démon des fonds marins et protecteur de la cité du Brouillard, mon unité partait avec un moral au plus haut. Notre mission était de cerner le camp que nos éclaireurs avaient décrit comme étant un regroupement de bandits, de pirates, et d'autres malfrats maigrement protégé par des remparts en bois avec quatre entrées aux points cardinaux. Quoi..? Et on avait besoin de quatre équipes d'élites pour ça ?
    Mes hommes et moi nous nous sommes approchés discrètement par l'avant du camp, laissant les trois autres escouades bloquer toutes les issues et empêcher quiconque de s'échapper. Selon les informations des éclaireurs, la sécurité dans ce baraquement était concentré au centre, le plan convenu était donc que nous entrons tous en même temps pour garder leurs forces divisées à quatre endroits et l'escouade tombant sur l'épée se devait de la récupérer à tout prix. Mais rien ne se passa comme prévu, étrange... Dès lors que nous avons pu poser un pied dans leur domaine, un comité d'accueil important nous prit en embuscade. Mais.. les éclaireurs étaient formels ! Tout un régiment dans le bâtiment au centre, mais quelques gardes faisant leurs rondes autour... Quelle que chose cloche. Alors que mon équipe luttait tant bien que mal contre un groupe plus nombreux qu'espéré, les trois autres chefs d'équipe avec qui j'étais en contact via une oreillette rapportaient n'avoir rencontré aucun ennemi, et attendaient déjà mon détachement dans la bâtisse centrale. Mais avant même que j'ai pu leur notifier la situation épineuse, des cris agonisants retentissaient dans mon oreillette, puis plus rien à part des grésillements électroniques. Tout était en train de tourner au vinaigre, mais l'échec était trop gros. Trop important pour que je le tolère. Dans une colère noire - et c'est le cas de le dire - j'ai déchaîné sur l'ensemble des pirates présents un torrent de ce liquide sombre dont on m'avait donné le pouvoir durant l'enfance. Ayant malencontreusement blessé l'un de mes hommes dans le feu de l'action, je leur ai demandé à tous de rester ici et de s'occuper de ce-dernier pendant que je poursuivais la mission, seul.
    C'est à l'entrée du fameux bâtiment-cible que je suis tombé né à né avec le molosse. Un peu moins grand que moi, il était cependant aussi baraqué. Et semblait si fier de me narguer en agitant l'épée que nous étions venu récupérer. A ce moment précis, j'ai compris la supercherie : un traître nous a forcément dénoncé, en nous ôtant l'effet de surprise sur lequel nous comptions pour réussir sans difficultés. Mais même si les autres étaient morts, je ne laisserais pas leurs vies s'envoler en vain. Un affrontement acharné suivit un échange de regards entre hommes. Shibuki était vraiment une pièce de choix, sa puissance même face à moi était le principal avantage de l'adversité. Mais j'ai finalement pu changer la donne en sortant le katana qu'Aniroshin m'avait légué à mon départ du complexe. Sa lame était semblable à ma volonté : impossible à arrêter. Prenant soin d'éviter les explosions de Shibuki, je lui ai sectionné son bras porteur avant de trancher une jambe, puis l'autre, et enfin l'autre bras. S'il avait encore les mains et les genoux pour, il m'aurait supplié ouvertement de lui laisser la vie sauve. La crainte se lisait dans ses yeux et son visage encrassé par son propre sang et la poussière de notre combat aurait suscité la pitié. Si je pouvais en ressentir. Empoignant le manche de l'épée légendaire que je soulevais avec un peu de gêne à cause de la fatigue qui engourdissait mes membres, je lui servais une dernière leçon avant de l'achever :

    « Franchement.. c'est cette épée que je complimente. Toi ? Tu ne vaux même pas la moitié d'un épéiste. Après tout, tu n'es rien d'autre qu'un pirate. »

    J'ai enfoncé le côté tranchant de Shibuki dans sa jugulaire, coupant sec tout ce qui retenait sa tête à son corps morcelé. Sans prendre la peine de me reposer, j'ai rejoint l'équipe en présentant mes excuses à celui que j'avais blessé. Celui-ci ne m'en voulait pourtant pas. Au contraire, tous ils exprimaient leur admiration quant à ma démonstration de force, et me remercièrent chaleureusement d'avoir été leur capitaine pour cette mission, sans quoi ils seraient sûrement morts comme les autres.
    De retour à Kiri, je n'étais plus craint comme un monstre mais acclamé comme un héros. Le bruit de mon exploit avait précédé notre arrivée, et je fus officiellement béni du titre d'épéiste légendaire, en ayant le droit de garder le trésor que j'ai aidé à récupérer. Depuis ce jour, je passais du temps près de Yagura, et je repensais au service que me demandait Maître Orochimaru avant que je ne le quitte...
    Chaque soir depuis que je composais la garde personnelle du Mizukage, comme s'il était au courant par je ne sais quel procédé, le Sannin entrait en contact avec moi, à l'insu des autorités de Kiri par le biais d'un petit serpent blanc lui servant de moyen de communication. Le petit reptile entrait et sortait de l'épaisse corde mauve que je portais encore, j'en déduis que grâce à lui Orochimaru se tenait au courant de mon avancée. Je lui ai servi des rapports plats pendant ces années où, proche de Yagura, je réalisais petit à petit l'usage que le Serpent avait fait de moi. Il était sûrement derrière tout, depuis le début. Le Mizukage était vraiment aussi puissant qu'il me l'avait raconté, mais il n'était en aucun cas le monstre que les légendes vantaient. A force de le côtoyer, nous nous sommes liés d'une amitié sincère, qui écrasait la loyauté que je vouais jusqu'ici à mon ancien Maître. Le Mizukage au courant que j'étais père d'une petite fille, et mari d'un de ses meilleurs éléments du clan Kaguya me fit une proposition qui me fit complètement changer de convictions. Quitter l'Oinin pour pouvoir retrouver ma famille et être présent à leurs côtés, tout en acceptant la position de bras-droit du Yondaime. En plus d'être réfléchie pour le bien-être du village, sa proposition était évidemment aussi conçue pour me permettre de vivre une vie paisible sans pour autant perdre mon implication pour les affaires de Kiri.
    Ravi que j'accepte son offre, Orochimaru me recontactait pour la dernière fois ce soir. La lune brillait, entière et majestueuse dans le ciel assombri et parsemé de bougies célestes. J'étais l'homme de trente ans qui, il n'y a pas si longtemps, ne vivait que par les ordres. Et Yagura m'offrait l'occasion de faire ce pour quoi je vivais maintenant : être le meilleur père de famille et shinobi de la Brume.

    « Félicitations, Ugetsu, tu es réellement très doué. Maintenant que tu es au plus près de Yagura, tu vas pouvoir poursuivre ta mission. Approche-toi de lui durant son sommeil, je lui administrerai une toxine qui te permettra de le ramener. Je t'att..
    - C'est fini, Orochimaru. rétorquai-je en lui coupant la parole. Tu m'as suffisamment utilisé, tu trouves pas ? Merci pour tout, vraiment, merci aussi pour cette épée, je sais que c'est toi qui t'es assuré que je tombe dessus. Mais notre petit arrangement prend fin, maintenant.
    - Ugetsu ? Tu sais faire tes propres choix, c'est nouveau ? disait-il sarcastiquement, agacé par mon affront.Nous avons conclu un marché, ramène-moi Yagura. il insistait sur un ton autoritaire.
    - Le coup du grand méchant serpent ? Ca prend pu, mon vieux. Le marché c'était que tu me laissais retourner à Kiri si j'acceptais de surveiller Yagura pour toi. Si tu le veux, tu viens le chercher. Mais fait gaffe, il a une garde rapprochée pas piquée des hannetons.
    - Ugetsu ...! »

    Alors qu'il s'apprêtait encore à me donner des ordres, je lui faisais comprendre que c'était bel et bien fini en saisissant le serpent-messager et en le noyant dans ma main liquéfiée, noire, l'héritage puissant dont il m'avait lui même fait cadeau. Mais à quel prix ? J'en avais marre de lui servir de jouet, et qu'il ne me considère jamais comme un être humain. Je repensais en parallèle à mon nouveau patron, qui, lui, était bon. Bon, parce que je n'étais pas un outil dispensable pour lui, ni un bouclier. Mais l'un de ses citoyens, soldats, gardes et amis, il me l'a prouvé. Pour me donner quelque chose à faire et éviter que je ne croupisse avec lui dans les locaux sacrés du grand chef, il m'a fourni la feuille de dossier d'une jeune Genin qu'il voulait que je prenne sous mon aile. J'y ai vu une marque de confiance, et une chance d'apprendre à m'y faire avec les gosses, notamment les fillettes, parce que parmi mes nouveaux projets dictés par ma seule volonté, j'envisageais de m'occuper de l'entraînement de Tsukimi quand elle en aurait l'âge, pour faire d'elle une kunoichi aussi vaillante que sa mère et aussi inébranlable que son père.


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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Ven 7 Juil - 10:42

Salut Very Happy
Chouette présentation, comme d'habitude ^^
Tout me semble correct, un admin passera te valider si pas de chose à redire.

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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Ven 7 Juil - 16:00

    Merci bien, boss Smile
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Jeu 13 Juil - 17:52

Je me permets de Up
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Ven 14 Juil - 17:04

Salut vieux ! Désolé de l'attente, c'est les vacances Razz
J'ai checké une nouvelle fois ta présentation. Tout est ordre Smile tu es donc validé !

Ta couleur viendra dès que possible. Félicitations Smile

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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Ven 14 Juil - 21:41

Salut et merci !
Il n'y a pas de soucis je comprends tout à fait Smile
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Sam 15 Juil - 10:36

Bienvenue a toi.
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Sam 15 Juil - 21:11

Merci Neji-kun. Smile
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé Dim 16 Juil - 13:06

Mais de rien
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MessageSujet: Re: ♦ Do-kan ! | terminé

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